Biochimie séminale

Biochimie séminale : dosage des différentes molécules en cas d’absence de spermatozoïdes dans l’ejaculat (carnithine, alpha-glucosidase, citrate, phosphatases acides, zinc, fructose).

Diverses sécrétions glandulaires composent le liquide spermatique. Les vésicules séminales (participant pour 65 % du volume éjaculé), la prostate (25 %) et l’épididyme (5 à 10 %) sont les principaux sites de sécrétions. Il existe une spécificité de certaines molécules par rapport à leur niveau de sécrétion; il est donc possible de déterminer la localisation précise d’anomalies du système excréteur masculin. Le fractionnement du sperme révèle l’ordre de sécrétion: d’abord prostatique, puis épididymaire, et enfin vésiculaire.

La détermination des marqueurs biochimiques du sperme est particulièrement interessante dans les cas d’azoospermies excrétoires, à taux de FSH normal, afin d’établir et localiser l’éventuelle obstruction sur le trajet éjaculatoire, réduisant ainsi le nombre des investigations chirurgicales.

La biochimie séminale fait partie du bilan, de deuxième intention, d’une infertilité masculine, lorsqu’une anomalie a été détectée au spermogramme. Elle a surtout un intérêt pour comprendre l’origine des oligospermies (nombre trop faible de spermatozoïdes dans le sperme) et les azoospermies (absence de spermatozoïdes dans le sperme) : anomalie hormonale ou métabolique, obstacle sur les voies génitales masculines, inflammation des glandes,…

Les valeurs normales d’une biochimie séminale sont :

Phosphatase acide : 500 à 3500 U/ml

Citrate : 2 à 8 mg/ml

Fructose : 100-500 mg/%

Zinc : 2 à 5 µmol/l

L-carnitine : 0,2 à 0,6 micromol/l.

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